NOS
OBJECTIFS: Aider
les villages de la région de Gorkha (Laprak, Gumda, Lapsibot, Mandre, Barpak,
Uhiya, Khorla et Keraunja, principalement
dans
le domaine scolaire.
NOS ACTIONS :
La
scolarisation du plus grand nombre possible d’enfants sous forme de
parrainages.
La construction et la rénovation de bâtiments scolaires
A Laprak la
prise en charge des salaires de 2 enseignants et de d'un correspondant
local.
A Gumda la
prise en charge des salaires de 2 enseignants.
L’achat
de matériel scolaire et pédagogique.
La
prise en charge, dans le domaine de la santé, de cas graves qui nous sont
signalés.
NOS RESSOURCES :
Les
parrainages.
Les dons
Les
conférences et projections diapos.
Les
expositions photos.
Les
spectacles (chants, danses…).
Les
ventes d’artisanat.
Les
différentes manifestations organisées par nos adhérents ou sympathisants.
Tous nos dons sont des dons
privés et nous ne recevons aucune subvention de l’état,
ni des collectivités
territoriales.
En
France, l’association est formée uniquement de bénévoles qui
donnent beaucoup de temps
et d’énergie.
L’association ne rembourse pas
aux membres du bureau les frais occasionnés
par
les déplacements liés
aux
diverses manifestations, ni les frais de téléphone.
NOTRE ETHIQUE ET
PHILOSOPHIE DE NOTRE PROGRAMME DE PARRAINAGE:
Nous
ne donnons pas d’argent aux parents, mais nous prenons en charge tous les
frais
de scolarisation
des enfants parrainés. Nous améliorons les conditions de scolarité des
autres élèves par la prise en charge de salaires des enseignants et la
rénovation et/ou construction de bâtiments scolaires.
Notre programme de parrainages a été mis en place lors de notre première
visite à Laprak, en avril 1998.
Depuis, le programme a pris progressivement de l’ampleur et concerne
maintenant tous les enfants scolarisés de 3 villages : Laprak, Gumda et
Lapsibot, soit plus de 1000 enfants.
Lors
de la création de l'association (1999) l'enseignement était assuré du niveau
1 au niveau 8. C'est pour cette raison que nous demandions aux
parrains-marraines de s'engager pour une durée de 8 ans. Avec la création de
nouveaux bâtiments, les élèves peuvent maintenant aller jusqu'au niveau 10
et passer à Laprak l’examen final SLC (School Leaving Certificate).
Pour cette raison, les nouveaux parrains et marraines s’engagent
désormais pour une durée de 10 ans.
Il faut noter également que les enfants arrêtent souvent l’école après
les niveaux 5 ou 6 (sachant lire, écrire et compter) et redoublent
fréquemment, car leur scolarité est souvent compliquée et chaotique
(participations aux travaux dans le village, dans les champs, filles aidant
les mamans et s’occupant des petits frères et sœurs…)
Par
souci d’équité et d’efficacité, notre association prend en charge les
frais de scolarité de TOUS les enfants de ces villages. Nous finançons
la scolarité des enfants (achat du matériel scolaire demandé par les
enseignants) et participons à l’amélioration des conditions d’enseignement
(achat de matériel éducatif et pédagogique) mais aucun argent n’est donné
directement aux familles des enfants.
Les parrains et marraines qui s’engagent à nos côtés participent en fait à
cette aide collective. Le filleul (ou la filleule) qui est attribué à chaque
personne adhérant à notre association est en quelque sorte le symbole de
l’engagement et de la participation à notre programme.
Il convient donc d’éviter absolument une trop grande « personnalisation »
des parrainages.
On comprendra que la somme modeste de 35 euros par an et par parrain
doive donc servir intégralement à la scolarisation des enfants. Il nous
sera donc impossible, d’envoyer des nouvelles régulières de l’enfant.
Nous n’avons ni le temps, ni les moyens d’assurer un suivi personnalisé
des enfants scolarisés dans les villages que nous aidons. En revanche, nous
sommes avertis en cas de gros problème ou lorsqu’un enfant arrête ses
études.
Il
arrive assez fréquemment que les familles déménagent (pour aller à Katmandu
par exemple. Dans ce cas, le parrainage s'arrête automatiquement. Il ne nous
est pas possible de suivre un enfant qui quitte l'école du village.
Il est certes possible d’envoyer des cartes postales aux enfants (Cela leur
fera plaisir et ils les partageront avec les autres enfants), mais il faut
savoir que le courrier n’arrive pas toujours au Népal, surtout dans des
villages perdus comme Laprak, Gumda ou Lapsibot…
Vous
pourrez aussi nous les confier et nous les remettrons aux enfants lors du
trek annuel (généralement pendant les vacances de Printemps zone B). Il est
préférable d’écrire alors quelques mots simples en anglais, langue enseignée
un peu à l’école à partir de la classe 5 et de bien mentionner le nom de
l'enfant et son n° de parrainage. Ceci est important, car beaucoup d’enfant
ont le même nom. Les enfants sont scolarisés en népali, langue qui s’écrit
avec un alphabet très différent du nôtre : l’alphabet devanagari. C’est
pourquoi il leur sera impossible de répondre en anglais avec notre alphabet
latin. De plus il n’y a pas de poste à Laprak donc n’attendez pas de
réponse. Mais leurs instituteurs les aideront à vous envoyer, par nos soins,
une carte postale chaque année en automne.
Il n’est pas souhaitable que les enfants aient les coordonnées de leurs
parrains/marraines
afin d’éviter le « court-circuitage » de notre association (les familles des
enfants s’adressant directement aux parrains pour demander de l’argent,
c’est déjà arrivé…)
Nous
tenons également à décourager la pratique des paquets et colis car cela crée des
inégalités importantes parmi les enfants. Certains ont reçu par le passé
d'énormes paquets, mais tous ceux nombreux qui ne recevaient jamais rien se
sentaient tristes, frustrés voire jaloux. Pour régler ce problème et éviter
de créer des inégalités parmi les enfants de l'école, nous avons institué,
il y a quelques années, le cadeau annuel remis à chaque enfant lors de notre
visite d'avril, de façon à ce que chaque écolier reçoive la même chose, par
souci de justice et d'équité. Les nombreux parrains et marraines qui veulent
participer à ce cadeau annuel (l'an dernier une jupe ou un pantalon cette
année un sac à dos) font un chèque un peu plus élevé lors des règlements
annuels du parrainage.
Notre action se veut d’abord une action collective, donc il convient
surtout de ne pas attendre une relation suivie avec l’enfant et de
comprendre que, dans ces villages très pauvres, l’intérêt collectif
prime sur les intérêts particuliers
PARRAINAGES D’ECOLES:
Nous avons institué récemment, pour deux villages que nous aidons
depuis peu (Uhiya et Khorla), des parrainages d’école. Dans ce cas, les
« parrains » s’engagent également à verser une somme minimum de 35 euros par
an. Cet argent va dans un « pot commun » et sert ainsi à aider l’école et
donc permet à tous les enfants d’aller à l’école dans de bonnes conditions
(achat de matériel scolaire et pédagogique, participation à l’achat de
l’uniforme). Ces villages étant plus isolés (le trek annuel de l’association
ne les visite pas et c’est plus difficile pour notre correspondant de s’y
rendre régulièrement), il ne nous est pas possible de gérer correctement un
système de parrainages d’enfants comme à Laprak.
Toutes les
actions sont menées en coordination avec les
Comités des villages.
Nous
n’amenons aucun matériel de France et nous nous appuyons sur l’économie
locale (artisans
et commerçants).
Notre
action est toujours guidée par ces mots de
Frédéric Lecloux, extraits de
l'avant-propos
de son livre
"Au cœur de l'Himalaya":
"Si, en notre âme et
conscience, nous avons décidé de participer au processus d'assimilation
de
l'Himalaya
à la culture mondiale, nous devons nous employer à amoindrir les
effets de notre présence là-bas, c'est à dire qu'en imposant à ces peuples
le spectacle de notre manière d'être, nous devons aussi leur montrer comment
leur culture
à eux peut nous apprendre à appréhender notre monde à nous.
Nous devons dépasser le plaisir égoïste du pittoresque, de la visite musée,
pour que d'ici dix ans tous les habitants de l'Himalaya ne nous disent pas
qu'ils détestent leur pays
et veulent habiter en occident".
Beaucoup de choses ont été
faites mais il en reste mille et mille à faire. N'oublions surtout pas
que,
dans ces villages de culture Hindouiste-Bouddhiste fortement "chamanisée",
il faut être prudent, ne pas brusquer ni heurter les sensibilités. Nous
devons d'abord être à l'écoute des villageois
et ne rien imposer.