Ce village est situé dans la région du Manaslu,
au-dessus de Tatopani
et proche de la chaîne du Ganesh Himal.
Très isolé,
il est en dehors de tout circuit touristique. Il fait partie du quatrième
district de Gorkha.
Uhiya est perché à 1900 m d’altitude et entouré de
terrasses, sur lesquelles on cultive
du maïs, de l’orge, du blé et des pommes de terre (mêmes
cultures qu’à Laprak).
Uhiya
est constitué de 6 quartiers (wards) et
se répartit en 3 villages:
-
Un
village Kami (BK ou forgerons) où
les maisons sont
les unes contre les autres. Le
village est caractérisé par la présence d’un emplacement
pour forger.
-
Un
village Gurung (le plus important),
plus aéré que celui des Kamis
-
Un
village
Ghale,
le plus petit,
mais où
les maisons sont plus grandes.
L’école est située à l’écart de ces
trois villages, à gauche du village des Kamis et à proximité d’un
torrent.
Le
dispensaire a été déplacé
et reconstruit
il y a un an.
Il
a été financé par l’association
népalaise
de Gorkha « Himalayan
Area
Conservation and Developpement Comittee ».
L’ancien dispensaire sert de cabine téléphonique, le téléphone y est
installé depuis un an.
Il y
a des soucis d’électricité :
souvent pas d’électricité le soir
(nous avons
précisé que l’électricité n’était pas dans le périmètre d’intervention
de l’association).
Des fontaines sont présentes dans le village. La journée, le village
(Gurung) est déserté
car les
villageois
qui
travaillent sur les terrasses ou vont faire paître leurs troupeaux, chercher
du bois
ne reviennent au village que le soir.
Certaines
maisons ont un toit en pierre et d’autres ont un toit identique
à ceux de Laprak
(planches
de bois maintenues
en place
par de
grosses
pierres).
La maison
ne comprend qu’une pièce
unique avec un foyer
central
pour
préparer les repas.
Au
dessus, il y a un grenier
où l’on stocke les récoltes pour être séchées.
Le village est composé de petites ruelles en pierre, aves des papiers
jetés au sol, enfants moins propres qu’à Laprak.
Le nombre de villageois est d'environ 2500. Ils sont accueillants,
mais moins ouverts qu’au village de Laprak.
Ceci s’explique
sans doute par l’isolement du village.
Les gens vivent
repliés sur eux-mêmes (Le village n’est pas situé sur un chemin
emprunté par les
treks et
aucune association n’y est
présente).